| Vacances Paques 2003
Que dire, Que faire,
RIEN, NULLE PART, PERSONNE RIEN, NULLE PART, PERSONNE |
Samedi 04 octobre 2003
Savoir
s'écouter |
| "Société
d'aujourd'hui |
Les Béruriers
Noirs(BXN) restent et resteront l'un de plus grands groupes keupons
qu'ait connu cet fin de siècle. En effet rare sont ceux qui ont
su exprimer cette révolte,
qui vient du coeur et des tripes, contre un état policier,
invariablement
changé depuis des décénnies. Ils ont apportés un "vent nouveau" à une scène "rock" largement imprégnée de maison de disques à finalité commerciale. Abattant les canons musicaux d'une musique trop rangée pour exprimer quelque chose d'intéressant, leur force d'une musique personnelle et d'un ample mouvement associatif ont permis aux BXN de devenir en eux-même le symbole d'une culture alternative féconde, où le politiquement correct n'a plus qu'un sens ironique, et où le droit majeur de libre expression prend tout son sens: exprimer à la face du monde la pourriture et l'incohérence d'un système qui n'a que trop duré. Les définir est une chose assez difficile mais l'appellation de PUNK CIRCUS semble cohérente dans la mesure où eux-même ont composés des thèmes et des chansons sur un univers où la diversité des couleurs correspond à celle des thèmes abordés, afin de tendre vers cet idéal qui leur était cher, le folklore de la zone mondiale, pour une citoyenneté humaniste totalement indépendante des pouvoirs concentrationnistes et traceurs de morale très (trop?) conventionnée........................................................... |
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L'homme libre est mort!
Vive l'homme libre!
Soit dit entre nous - Ames
curieuses qui souffrent -, il est temps de faire un choix : Vivre
aveugle ou mourir libre, jeter sa connaissance ou l'emporter dans sa
tombe, aimer la terre ou
s'adonner aux plaisirs de Saturne. Ce choix s'impose maintenant,
la
liberté n'attend pas. A peine titillée, elle pointe
son
doigt tremblant vers l'infini, l'indicible, vers les antipodes de cette
triste
et amusante mascarade qu'est la vie au quotidien. Elle indique sa
seule
issue et sa seule justification : la mort. Et pour vivre, perdre
les
raisons de vivre...
La notion d '« homme libre
»
se doit ici d'être démarquée de la
définition typique
de l'idéal démocratique de nos nations modernes. Il
n'est
donc pas question d'hommes jouissant d'un déplacement
matériel sans contraintes et sans limites, ni des
bénéficiaires du principe
politique qui assure au (mouton) citoyen la liberté
individuelle, la
liberté civile et liberté politique. Il ne s'agit
pas
non plus d'un beau blond sur la proue d'un navire hurlant au vent:
«je
suis le roi du moooonde !!!! ». Celui-ci ne commande pas son
bateau,
ou plutôt sa galère qui, au passage, court à sa
perte.
Le philosophe qui se contente de décrire le réel pour
mieux
s'y adapter est également à mettre en marge de la notion
d'«homme
libre » telle qu'elle est définit ici, bien que ce soit
une
de ces grandes prétentions d'en faire partie. Il sait
certes
magnifiquement bien que philosopher lui incombe une grande
quantité
de doutes, de remises en questions, d'intentions critiques sur les
autres
et sur lui-même ajoutés à un nombre incommensurable
de
problèmes insolubles par essence et totalement abstraits.
Cependant,
et c'est ce qui le distingue de l' « homme libre », il
s'arrête
à l'étape de l'introspection douloureuse, comme s'il
avait
oublié qu'il était aussi de la partie :
l'existence.
Il n'adapte pas chez lui ce qu'il a vu chez les autres. Il voit
tout
autrement mais finalement, il vit comme avant, garde ses
dégoûts,
son Dieu et sa caractéristique fausseté d'homme. Ce
type
de « philosophe » va aussi loin qu'un sauteur en parachute
qui
reste dans son avion. Comme lui, il voit le monde de très
haut,
est effrayé par le vide et le fort vent qui l'atteint de plein
fouet
et malgré tout ce qu'il contemple de magnifique et de jamais vu:
Il
a peur de sauter. Il reste confortablement dans l'avion, aux
mains
sécurisantes du pilote, il rebrousse chemin et va, à son
retour,
clamer aux foules la beauté du ciel.
L' « homme libre »,
lui,
saute, et pour de bon. Comme tout humain , l' « homme libre
»
naît vide de tout, neutre et en quelque sorte « prêt
à
être rempli » et dès son premier jour on lui met un
collier
au cou: celui de son environnement. Ce collier grossira de jour
en
jour jusqu'à représenter quelque chose de très
élaboré
et c'est ce même tout complexe qui le fera tenir debout:
convictions,
modes de vie, idéaux, morale, religion et autres affaires
humaines
... Si on rompt le collier, l'homme s'effondre
immédiatement.
Quant à lui, le philosophe traité plus haut se vante
d'avoir
coupé son collier alors qu'il l'entretient en cachette le soir
venu.
Il sait que si il le rompt, il périra comme lui mais il ne
franchit
pas le pas (comme il n'a pas osé sauter). « L'homme libre
»
signe sa liberté en coupant son collier, qui l'oppresse jusqu'a
la
moelle. Il ne peut se contenter de réponses toutes
prêtes
avant lui. Il lui en faut des nouvelles : les siennes. Ne
pouvant
plus survivre de réponses devenues factices, l' « homme
libre
» meurt avec sa vérité, destinée comme lui
au
gouffre (sous peine de ruiner toute cohésion). Cette
vérité est tout sauf prétentieuse : il n'y a pas
de vérité, ou alors juste des vérités
humaines, conçues par et pour
les hommes. Cette vérité, c'est le doute
général qui plane au dessus de toute chose, c'est la
prise de conscience du méconnaissable, savoir que seul l'infini
est fécond et vrai, donc nécessairement que rien n'est
vrai, que le « vrai » n'a aucune valeur. Perdu dans
ces tourments abstraits, il lui faut voir ailleurs pour arrêter
de voir du faux , il est monté trop haut pour redescendre et
s'écraser . Vulgairement, ce qui éclaircirait d'ailleurs
le propos, on pourrait dire que « l'homme libre », c'est
celui qui sait qu'il est une
merde, une grosse merde grasse et puante dépendante des merdes
voisines.
En d'autres termes, il sait que tout ce qui l'a conditionné
n'est
que sources humaines dorénavant insuffisantes pour sa
survie. Cette prise de conscience, œuf de l'esprit, devient
néfaste car elle
induit indubitablement un virage dans la vie concrète sociale et
une
démarcation entre sa particularité et « les autres
»,
ceux qui sont restés hommes.
Quant la culture devient une
faiblesse... L'heure tourne bien vite, il sera bientôt temps de
faire un choix, détourner
le regard sur l'inconnu et se charger de certitudes ou fixer l'infini
et
l'affronter, enfin. Ignorer la question serait somme toute une
solution
bien pratique, mais gratter sa plaie pourrait en être une
autre.
Gratter sa plaie pour montrer au grand jour ce qui ronge nos os.
Mon
choix est fait. « L'homme libre » en sait trop sur les
hommes
pour rester l'un d'eux, « ses ailes de géant
l'empêchent
de marcher » (Charles Baudelaire, libéré en 1867).
A.L.
Ce texte est d'une certaine
manière la postface autobiographique de l'ouvrage substance mort de Philip K.Dick (1928-1982). Cela dit toute les
personnes qui comptent lire ce roman
devraient attendre la fin du livre pour aborder ces quelques lignes.
Puissent
tous les "joueurs" prendre en compte le sens humain de tous ceci. Telle
est la morale: Ne juge pas les joueurs, ne les médis pas, ce
sont des gens
qui ont vécu, qui vivent, sachez les écouter et les
aider.
Et pour ceux que l'on n'a pu aider, que l'on a regarder trop longtemps,
s'enfoncer
trop loin, leur évasion n'etaient elle pas finalement le moyen
de
mépriser les gens qui les méprisaient, rejet complet de
leur
morale, pour une fuite vers les étoiles... Paix à leur
âmes...et
merde à Dieu, tous les dieux..."Et le bon dieu dans la
merde"..."Et
le bon dieu dans la merde"....
Note de l'auteur
Ce roman se proposait de
parler de
certaines personnes qui durent subir un châtiment
entièrement disproportionné à leur faute.
Ils voulaient prendre du
bon temps, mais ils ressemblaient aux enfants qui jouent dans les rues;
ils
voyaient leurs compagnons disparaître l'un après l'autre -
écrasés,
mutilés, détruits - mais n'en continuaient pas moins de
jouer.
Nous avons tous été heureux, vraiment, pendant quelque
temps,
coulant nos jours en douceur loin de la sphère du travail -mais
tout
ça fut si court... la punition qui suivit fut si terrible
qu'elle
dépassait l'entendement : même lorsque nous en
étions
les témoins, nous n'arrivions pas à y croire. Un
exemple
: pendant que j'écrivais ce livre, j'ai appris que la personne
qui
servit de modèle à Jerry Fabin s'était
tuée.
Celui de mes amis que j'ai utilisé pour construire le personnage
d'Ernie
Luckman était mort avant que j'entreprenne mon roman. Et
j'ai
été, moi aussi, un de ces enfants qui jouent dans la rue;
j'ai
été comme eux; j'ai voulu jouer au lieu de grandir et
j'ai
été puni. Je fais partie de la liste, de cette
liste
où figurent tous ceux à qui mon livre est
dédié,
ainsi que leur sort à chacun.
L'abus des drogues n'est pas une
maladie;
C'est une décision, au même titre que la décision
de
traverser la rue devant une voiture lancée à vive
allure. On n'appelle pas cela une maladie, mais une erreur de
jugement. Et quand
un certain nombre de gens s'y mettent, cela devient un style de vie -
dont
la devise, dans le cas présent, serait : « Prends du
bonheur
maintenant parce que demain tu seras mort. » Seulement la mort
commence
à vous ronger presque aussitôt, et le bonheur n'est plus
qu'un
souvenir. Il ne s'agit en somme que d'une
accélération, d'une intensification de la vie telle
qu'elle est vécue ordinairement. Cette existence ne
diffère pas de votre propre style de vie; elle va
simplement plus vite. Tout arrive en quelques jours, en quelques
semaines,
en quelques mois au lieu de quelques années.
S'argent avez, il n'est
enté
Mais le despensez tost et viste
... comme l'a dit Villon en
1460. Prenez l'argent comptant et ne vous souciez pas des
dettes. Mais c'est
une faute, si l'on n'obtient qu'un sou comptant, et que les dettes
durent
toute la vie.
Ce roman ne propose aucune
morale; il
n'est pas bourgeois; il ne prétend pas que ses héros ont
eu
tort de jouer au lieu de travailler dur; il se contente
d'énumérer les conséquences. Dans la
tragédie grecque, la société commençait
à découvrir la science, c'est-à-dire les lois de
la causalité. Némésis figure dans ce
roman, non sous la forme du destin, car n'importe lequel d'entre nous
aurait
pu décider de ne plus jouer dans la rue, mais une
Némésis terrifiante qui s'acharna sur ceux qui voulurent
continuer à jouer. J'en fais le récit du plus
profond de mon coeur et de ma vie. Pour ma part, je ne suis pas
un personnage du roman; je suis le roman. Mais tout notre pays
l'était, dans ces années-là. Ce roman parle
de plus de gens que je n'en ai connus personnellement. Le sort de
quelques-uns, nous l'avons appris par les journaux. La
décision
de traîner avec nos copains, de passer le temps en
déconnant
et en jouant avec nos cassettes, ce fut cela l'erreur fatale des
années
soixante. Et la nature nous est durement retombée
dessus.
Nous avons dû tout arrêter en affrontant l'horreur.
S'il y a eu un «
péché », il aura consisté en ce que ces gens
voulaient continuer éternellement
de prendre du bon temps. Ils ont été punis pour
cela.
Mais, je le répète, le châtiment fut
démesuré.
Je préfère considérer la chose d'une
manière
« grecque » ou moralement neutre, comme pure science, comme
jeu
déterministe de la cause et de l'effet. Je les aimais
tous.
Voici leur liste, et je leur dédie mon amour.
A Gaylene
décédée
A Ray
décédé
A Francy psychose permanente
A Kathy lésion
cérébrale permanente
A Kim
décédé
A Val lésion
cérébrale massive et permanente
A Nancy psychose permanente
A Joanne lésion
cérébrale permanente
A Maren
décédée
A Nick
décédé
A Terry
décédé
A Dennis
décédé
A Phil lésion
pancréatique permanente
A Sue altération
vasculaire permanente
A Jerri psychose permanente
et
altération vascu-
laire
Et ainsi de suite...
In memoriam. Ceux-là
furent
mes camarades; il n'en est pas de meilleurs. Ils demeurent dans
mon
esprit, et l'ennemi ne sera jamais pardonné. « L'ennemi
»
fut l'erreur qu'ils commirent en jouant. Puissent-ils jouer
encore,
tous, de quelque autre manière, et puissent-ils être
heureux.
| Ecrits
Bérurier
caché, tant que y’ a du noir y’a de l’espoir :
Parce que le mur est tombé sur Berlin Parce que le rideau est tombé sur les Bérus Parce que les pluies acides vont continuer de tomber Parce qu'il ne faut pas confondre la vache folle et la vache qui rit Parce que nos leaders sont des dealers Parce que la liberté ne rime jamais avec libéralisme Parce qu'il ne faut cloner les clowns Parce que certains n'ont que ça à foot Parce que l'épuration ell't'nique, Parce que Tiên An mène que des embrouilles Parce que la poudre aux yeux Parce que la main au panier Parce que le dos au mur Parce que la tête sous l'eau Parce que le pied au cul Parce qu'on sème des mines Parce qu'on récolte des prothèses Parce que la came m'isole Parce qu'un intellectuel assis va moins loin qu'un con qui marche Parce que le passage à tabac nuit gravement à la santé Parce que les zanimaux n'ont plus que la peau sur les zoos Parce que Mr Pinson a écrasé 5 fourmis Parce que les continents dérivent et Parce que l'occident est devenu incontinent Parce qu'on leur laisse l'Alsace et la Lorraine Parce keuf fait la police Parce que sale ou blanchi l'argent a une odeur Parce que l'art est contenpourrien Parce que la télé féerique a les câbles qui lâchent Parce que la salope des Jeux distribue des morpions a ses clients en Pipant des dés Parce que les clandos n' ont pas de destin Parce que l'affaire Dutrou pue toujours Parce que c'est arrivé près de chez vous Parce que le rap est afro-mage Parce que l'énergie est nucléaire et les missiles sol-air Parce que chez le chêne on imite le gland Parce que les miniss'terrent de l'intérieur Parce que le cinéma alien Parce que Papon ne peut pas être à la fois au four et Jean Moulin Parce que la manipulation gêne l'éthique Parce que le 17 octobre 1961... Parce que le Vatican promeut le sida Parce que c'est pas à un orphelin qu'on apprend à pleurer Parce que la viande hurle Parce que le punk suit Sid Parce que les Amérindiens ne sont plus qu'amers Parce qu' un enfant indi coûte moins cher qu'une poupée Barbie Parce que la télé vit de cons Parce qu' on a lieur du loup Parce que l'étincelle fait déborder le vase Parce qu' après moi le déluge Parce que quand il pleuvra de l'or les pauvres n'auront pas de sac Parce que le handicap est international Parce que Jean-Marie n'est qu'un détail crématoire burlesque Parce que l'immunité parle aux menteurs Parce que la Santé reste une prison Parce que les bienveillants dorment mal Parce qu' un pet c'est mal et que Pétain c'est bien Parce que dj'ai là-bas des amis Parce que les Inuit ont froid Parce qu' un bol de nids d'hirondelle ne fait pas le printemps de Pékin Parce que Fatima s'est fait expulser pasqua l'avaît pas ses papiers (FT) Parce que le profit profite à qui ? Parce que le crime est organisé Parce que les sirènes s'arrêtent de chanter pour hurler Parce qu' on prononce intégration, comme on dirait sodomie Parce que sous les pavés la plage de bœufs Parce que la mafia c'est surtout un parrain et les nouilles deux par dieu Parce que le temps c'est de l'argent Parce que l'argent fait le bonheur Parce que le bonheur n'a pas le temps Parce que ils cachent derrière leurs barbes d'horribles futurs carnages Parce qu' a bien marré hier soir Parce que l'enfer est saturé Parce que les murs ont des oreilles et les rues des yeux Parce que le téléphone du cul étouffe le courrier du cœur Parce que le RPR compte moins de mal-logés que le RER Parce que la forêt est malade Parce que l'Océan a le mal de mer Parce que la Terre ne tourne plus rond. |
"En Anjou la violence n'épargne pas les arbitres de football" [c'est bien connu l'anjou est une zone de non retour qui jusque là epargnait les arbitres mais faizé gaff' pu maintenant (et vive le tout securitaire)] un petit texte de Siné (dessinateur de Charlie passionné de Jazz) daté du 28 aout 1997dans son Coffret "vive le Jazz": "Je me dit souvent que le Gospel est exactement à l'opposé du Rap que les jeunes aiment tellement pratiquer et écouter: d'un coté des paroles stupides sur de la musique grandiose et, de l'autre, des paroles sympas sur une musique lamentable pour débiles profonds !" (avec en fichier joint l'image associée) autre petite phrase (grand classique) qui parle d' elle meme : "Rock n' Roll will be gone by June" (in Variety, 1955) une petite reponse très tardive de ma part au concile Vatican II (bah oui etre à la fac catho sa fait cogiter à certain trucs...) : La croyance en une vie superieur à la notre par dela la mort ne peu s'expliquer que par la peur de cette mort. Néanmoins une croyance (une pseudo ceritude) si forte, si puissante implique forcément un investissement total. le fidele croit qu'il est sur terre pour gagner son paradis, que notre existence est entierement conditionné pour le jour du jugement dernier. a ceci je repond : Fait un acte gratuit et tu prouvera que dieu n'existe pas. Une telle croyance ne peu etre vecu à moitié. le problème n'est pas que les religions soient integriste, conservatrice : au regard de ce que j'ai avancé precedement elle ne le sont pas assez ! le problème c'est tout simplement qu'elles sont ! |